La bonne surprise…

Bouquetin tu bêles:

Alex Player - Audio player for Wordpress

Cela faisait longtemps que je rêvais de faire ce son …

En triant mes sons du jour dont je n’attendais pas grand chose , je découvre un échantillon sonore capté in extremis de cette scène toujours émouvante d’un jeune bouquetin et sa mère qui se suivent dans la falaise et quand le jeune n’ose plus avancer et appelle, sa mère ne revient pas en arrière et bêle jusqu’à ce que le petit se décide à avancer.

Parfois, il faut qu’ un autre adulte donne un petit coup de corne sous les fesses du jeune pour le convaincre totalement d’oser le saut !!!

Lynx

LYNX

Un film magnifique, des images exceptionnelles et une attention portée à la bande sonore à voir absolument!

Pour replacer le Lynx dans son contexte et les difficultés pour (re)découvrir et préserver ce félin magnifique et mal aimé car faisant partie des grands prédateurs… pourtant si utile!

Laurent et l’équipe de production m’ont conviée à cette aventure et donné la chance de passer des instants nocturnes en compagnie de « la bête » pour en capter un échantillon de sa substance sonore!

Bravo au travail titanesque pour réaliser ce long métrage! Chapeau bas! Ceux qui ont fait du terrain se reconnaitront dans les innombrables heurs d’affût, dans toutes les conditions météo imaginables, l’incertitude du résultat…

Seule la passion permet de mener à bout un tel projet!

 

On dit merci à qui?

 

Qui l’eut cru,… qu’un jour je sois reconnaissante à un avion d’avoir fait beaucoup de bruit lors d’un enregistrement…

 

Essayant de capturer le chant du rapide Cincle plongeur (Cinclus Cinclus) j’avais mis mes micros proche d’un endroit favorable et essayé d’estimer le nombre de décibels que produirait la star sur mon vu-mètre afin que l’enregistrement se déclenche automatiquement et pour un temps défini si le son était suffisamment fort. Rester à côté des micros aurait été trop dérangeant pour l’oiseau.

Observant à la jumelle, je vois que mon chanteur vient bien à l’endroit prévu à plusieurs reprises. Confiante, je viens rechercher mon matériel après quelques heures d’affût, pensant que ma fortune était faite!

Que nenni! Tous mes enregistrements sont vide de chant par contre j’ai une belle récolte de passage d’hélicoptères!

Tous? Sauf le dernier où un avion a déclenché la mise en boite et en toute fin de séquence… surprise!

Petit clin d’œil partagé avec vous!

Son mystère

Voilà ce que l’on entend si l’on va trop près de…. à vous de deviner.

Ce n’est pas vraiment de saison si ça peut vous aider!

Here is what you can hear if you are very near of… what do you think it is?

It isn’t a winter specie.

Le beuglement de l’eau.

L’ambiance

 

  

En voyage, il y a toujours des surprises.

Il est impressionnant de se retrouver dans un lieu inconnu, de préférence à la tombée de la nuit et là… Un bruit surprenant, intriguant voir effrayant vous saisit! Le son inquiétant est vite apparié,  dans notre esprit productif, à un gros mammifère ou à je ne sais quel bestiole curieuse.

Le jour venu et l’auteur identifié, un grand sourire voir un bel éclat de rire couronne la mise en lumière du mystère de la veille.

Cette nuit là, au bord d’un étang entouré de résineux odorants (des épinettes?) où la vibrations des ailes de moustiques est omniprésente, un chant proche du mugissement  envahit cet espace si calme.

Alors que les silhouettes des arbres se détachent à peine de l’horizon, l’envie de profiter de ce spectacle sonore sur l’eau me pousse à braver les maringouins affamés…

Au prix d’innombrables souvenirs démangeant, c’est avec grand plaisir que je fais la connaissance de la grenouille taureau ou Ouaouaron (Lithobates (Rana) catesbeianus) , qui non seulement est énorme, mais aussi fort curieuse et elle approche volontiers vous scruter de son regard étonné, elle fait sans problème une taille supérieure à celle d’une main, et les tétards sont à l’échelle, gigantesques donc! Et ce chant étrange, sorte de ronflement de scie répétitif  emplit tout l’endroit le soir venu, l’espace de ces étés express que connaissent les zones au climat nordique…

When you are travelling, some surprising sound experiences always wait for you. Expecially at the end of the day, every sound becomes little bit scary if you don’t know them. You are fast to imagine that such a big creatur live here. But when the morning after you identify the autor of that sound, most frequently you have to make à big smile or laugh!

That night, in a beautiful and peacful place, I heard quite a strange noise.

With the shape of the trees disappearing in the dark, I wanted to listen to the concert of the biggest frog I never met before , the American Bullfrog. That frog is so curious that she comes to you a look with this astonished look, and the frog’s babies are as big as you can imagine if the mother is bigger than your hand!

Grenouille Taureau

Coucou

Un titre bien familier me direz-vous!

Pourtant il n’y a rien tant de plus à dire sur cet extrait que j’ai retrouvé sur un ancien support (le minidisc) avec plein d’autre trésors… Et vu que c’est de saison…

Quand on imite le coucou on souffle dans une flûte ou dans ses mains!

Enregistré et écouté de près, le chant du coucou ne semble plus si flûté que cela et on entend plusieurs sons en même temps, un peu comme si celui là en tout cas était un brin enroué!!!

I found this extract on an old minidisc with a lot of other treasures.

When I’m thinking imitating the cuckoo I will do that with my hands or a flute blowing soft.

But in fact when you listen this recording , you can hear all little details, like if this cuckoo was hoarse.

20.03.2015 Féroés, le son de l’éclipse

Une éclipse totale de soleil ça fait du bruit?

Total Solar Eclipse 20.03.2015

Si ce n’est l’éclipse elle même, l’effet qu’elle produit sur nous est manifesté par une émotion intense et des émissions sonores certaines 🙂

Ce 20 mars 2015  si l’on voulait avoir la chance d’admirer une éclipse solaire dans sa phase totale, il fallait se trouver soit au Svalbard soit aux îles Féroés. Cependant la météo des Féroés est des plus imprévisible!  Ce qui est prévisible, c’est qu’il va pleuvoir, reste à savoir où! Au milieu de l’Atlantique Nord, faut pas rêver... Le jour J il faut se décider. La tension est palpable chez les 800 passionnés du ferry ouvert aux passager en cette saison, spécialement pour cet événement.Il pleut. Des bouts de ciel bleu de ci, de là,…  puis premier cri de la foule, le soleil apparaît quelques secondes au tout début de l’éclipse (c’est la première fois depuis des semaines que le soleil se montre et cela provoque toujours la joie des habitants), puis plus rien pendant d’interminables minutes, le ciel s’assombrit de plus en plus jusqu’à la nuit totale qui arrive d’un coup. C’est la totalité mais les nuages sont là. Le cœur se serre, on profite de cette lumière sans lumière, ces horizons jaune pâles, des oiseaux marins qui se mettent à parader,  l’alarme indique qu’il ne reste plus que 30 secondes et toujours pas de soleil en vue, lorsque soudain…

Comment expliquer ces lumières, ces ambiances, cette foule électrisée qui surprise par la beauté du moment en a le souffle coupé.

Ceux qui n’ont jamais vu de totalité ont toujours le regard sceptique face aux motivés prêts à se déplacer depuis l’autre bout du monde pour tenter de vivre ces quelques secondes indescriptibles!

Ce jour là pourtant, les personnes présentes ont compris, certains en ont pleuré, mais tous nous avons savouré ce moment qui a peine passé devient idéalisé, tellement il a été bref. L’avons nous rêvé? non, les photos sont bien là, c’est alors en profitant de regarder le soleil croître à nouveau que l’on se repasse dans sa tête le film de cette mince couronne de feu dans ce ciel anthracite nuancé du gris sombre des nuages.

Voici un extrait sonore de ce moment, les premiers cris sont quand les nuages se déchirent et dévoilent aux personnes présentes (à 95% des habitants de la région qui n’avaient jamais pu observer le phénomène) ce soleil noir auréolé de lumière  le deuxième cris est l’apparition du diamant  lorsque la totalité se termine, c’est un moment critique ou il faut remettre les protections spéciales pour le matériel oculaire et les yeux, au risque de subir des lésions irréversibles.

Does a total solar eclipse do some noise?

If it isn’t the eclipse itself, the people who have the chance to see that will certainly do!

The 20 march 2015, the only way to see the totality was to go on the Faroe islands or the Svalbard. Even if the meteo in the middle of the Atlantic  north is often quite bad, we took the risk.

People where stressed, and more the day was approaching, more the people was tense.

Always cloudy. But this day, we saw 3 time the sun: at the first contact moon sun, where people screamed because it was the first time they saw the sun from weeks ago, 20 seconds during the totality and the end of the eclipse. So crazy. Light is like something you have never seen before, like grey and dark, during the totality, it is night, but you have at the horizon a discreet but bright yellow pale, and this corona of light and the black sun.

The sound you can hear is during the totality when the clouds disappeared just at the right place, and the second time is the apparition of the diamond on the side when the sun reappear. At this time you have to protect the material and your eyes, otherwise you can be damaged for life! 

Océanite ou Pétrel?

Le Pétrel ou Océanite tempête (Hydrobates pelagicus) est un oiseau qui passe son temps en haute mer, sauf pour nicher. Il choisit un ancien terrier de Macareux moine ou un dessous de rocher. Son chant répétitif ne s’entend qu’assez peu de loin, mais une fois au bon endroit, il devient très présent! Il sort comme un boulet de canon de son nid et alors on entend l’aire siffler à son passage! Il vit de nuit et va tellement vite que la seule photo que j’en aie est celle d’un spécimen naturalisé au musée ornithologique Sigurgeirs en Islande, bien que l’enregistrement soit fait sur l’île de Nolsoy au Féroés.

European Storm Petrel have two names in french. It’s a bird who is always in the open  sea, but he come back to earth for nesting. He go inside an old Puffin cavity or under a rock. Its repetitive song seems to be far away, but when approaching it becomes strong. When he comes out of his nest, the air is swirling, because he goes so fast. I have no good photo, only in the Sigurgeirs ornithological museum in Island because he lives at night and fly very fast far away. The recording comes from Nolsoy in the Feroe island.

oceanite1.jpg

Pour qu’il reste du son à écouter….

…Il faut préserver son ouïe… une émission de la rts 36.9° ne peut que nous y inviter

La solution: baisser le son ou porter des protections!

une fois le dégât effectué, il est trop tard,

Je pense particulièrement à ceux qui de part leur métier ou leurs loisirs (musique, disco, détonations,…) réduisent leur capital d’audition de jour en jour, à ces enfants que l’on laisse crier  impunément dans les oreilles de leur camarades, à ces concerts que l’on nous sert baignés de basses invasives, à la circulation routière….

 Et puis avouez-ça vaut la peine d’entendre tout ce que la nature a à dire non?