Les microphones

 Les micros:

C’est en sachant ce que l’on veut faire: ambiance, directionnel, juste pour l’apprentissage de chants d’oiseaux, pour documentation scientifique, …Que l’on sait quel micro(s) il faut!
 Une condition commune cependant, il faut que le micro aie un bruit propre le plus bas possible!
 Pour le preneur de son nature, dans l’idéal, il ne faut pas plus de 20dB (qui équivaut au bruissement de feuilles sous une légère brise)
 A savoir que les meilleurs sont les Sennheisers MKH20 (omni) avec un niveau de bruit à 10dB et le MKH40 (cadio) à 12dB.

Il existe plusieurs directivité de micros:
Certains ont une directivité fixe d’autres ont des capsules interchangeables qui permettent de modifier la directivité. Ils offrent l’avantage d’avoir un seul micro pour plusieurs utilisation! 

La directivité des micros:

  • Cardioïde
    Cardioïde
    Reçoit le son principalement à l’avant de la capsule, permet d’isoler un peu la source sonore. Il a un effet de proximité (accroissement des fréquences moyennes-basses lors du rapprochement du micro de la source sonore)
     
  • Super cardioïde
    Super cardioïde
    Est plus focalisé que le cardioïde
     
  • Omnidirectionnel
    Omnidirectionnel
    Enregistre les sons venant de toute part avec la même intensité. Cela permet de capter le son voulu et la résonance du lieu. Par contre cela enregistre aussi le souffle du preneur de son!!!
       
  • En 8 (bidirectionnel)
    En 8
    Elément clé de la prise de son en M/S, il permet d’enregistrer dans deux directions opposées avec un seul micro. Elle a un effet de proximité, comme la directivité cardioïde.
       
  • Micros canons
  • Ce ne sont pas des micros pour amplifier le son, mais des micros très directifs permettant de filtrer les bruits qui ne sont pas dans le champ d’enregistrement. 

Les principaux types de micros:

  • Microphones à bobine mobile (ou dynamiques):
    Peuvent supporter une grande pression sonore (un son fort), mais sont moins précis qu’un micro à ruban ou à condensateur. Très bonne résistance aux mauvais traitements et à l’humidité. Ils sont souvent gros et lourds.
  • Microphones à ruban:
    Ce sont des micros très sensibles dans tous les sens du terme et nécessitent un très bon préampli. Ils sont réservés au studio car très fragiles.
     
  • Microphones à condensateur:
    Nécessitent une alimentation phantom 48V, très bonne précision et très sensibles sur une gamme large de fréquences, ne colorent que très peu le son, sont plus résistants que les micros à ruban, mais moins résistants que les micros à bobine mobile. Ils captent bien les basses fréquence, il faut donc utiliser une suspension pour ne pas capter les vibrations. Il faut être attentif à la taille de la capsule, plus elle est grande, mieux c’est (meilleur rapport signal bruit, plus grande sensibilité, meilleur enregistrement des basses fréquences), un bon compromis pour la prise de son nature est entre 1,25 et 2 cm, au-delà, les hautes fréquences ressortent moins bien. Attention, tous les micros de ce type ne conviennent pas forcément à la prise de son nature, avec l’humidité, certains font un bruit terrible!
     
  • Microphones à électrets:
    Certains offrent un bon rapport qualité/prix. Ils sont légers, s’utilisent par tout temps. Ils nécessitent une pile pour les alimenter. Ce sont de bons micros pour la prise de son nature. 
  • Enregistrement d’ambiance:

    Certaines paraboles, comme la Telinga, sont directionnelles, mais permettent toutefois de bien capter l’ambiance. Sinon, on utilise un couple de micro montés comme suit:

    • En XY :
      xy.jpg 
      On place un couple de micros cardioides ou super cardioides aussi proche que possible l’un de l’autre et on forme un angle entre 60 et 135 degrés. Plus l’angle est large, plus le champ sera étendu. Cette configuration donne une image précise de la scène acoustique.
    • En ORTF :
      ortf.jpg
       Cette disposition vise à disposer les micros comme nos oreilles. On place deux micros cardioïdes à 17 cm l’un de l’autre avec un angle de 110°, ceci produit une image sonore large et profonde.
       
    • En couple M/S :
      Un micro cardioïde ou omni est placé face à la source sonore et un micro en 8 est placé sur le même axe vertical. C’est une configuration mono qui devient stéréo lorsque les signaux ont étés traités avec une matrice d’encodage M/S, cela donne une reproduction très précise du champ stéréo.
       
    • En AB
      ab.jpg
      On utilise deux micros omnis écartés d’une distance équivalente à la moitié ou le tiers de la largeur du champ sonore que l’on désire enregistrer. Cette technique offre une image stéréo et une profondeur excellente, mais le centre du champ peut être moins net!

     On peut utiliser 1 seul micro (mono) cela est peu onéreux et suffit pour un résultat sympa. Les techniques informatiques actuelles permettent de recréer une pseudo stéréo.

    Pour avoir plus d’espace, la stéréo s’impose!

    Pour un enregistrement directionnel : L’utilisation d’une parabole avec un cardioïde ou un omni (à définir selon le type de parabole) donne une prise de son directionnelle avec amplification du sujet, cela est particulièrement désirable pour l’enregistrement d’un cri précis, de chants d’oiseaux etc.…On obtient également cet effet avec un micro canon, c’est moins encombrant, mais il n’y a pas d’amplification du son!!!

    A savoir sur les paraboles : Il existe différents diamètres, plus la parabole est grande, mieux c’est pour les graves, car les graves ont une grande longueur d’onde (il faut que la parabole aie un rayon d’au moins la moitié de la longueur d’onde désirée, donc plus la parabole est petite, plus elle favorise les aigus).

    A chacun de voir ce qu’il ressent en fonction de l’orientation de ses micros !!